Voici la quatrième fois que mon amie vient de passer à côté du permis de conduire français. Conséquence : plus 6 000 euros tombés à l’eau. La première fois, c’était l’examen de code qu’elle avait raté. La deuxième fois, c’était encore le même examen sauf qu’elle était arrivée un peu loin, mais hélas !
La troisième fois, c’était le marquage STOP qu’elle avait oublié de respecter devant l’inspecteur pour l’examen de conduite. La quatrième fois, elle a manqué de respecter juste la distance de sécurité entre son véhicule et celui qui se tenait devant elle...
Il y a de ces rues qui font vraiment rigoler. Chemin de Lanusse, vous connaissez ? Rue de la galère, ça vous dit ? Et la rue des mauvais garçons ? Non, ce n’est pas une blague. C’est bel et bien des noms de rues existantes en France...
Lorsque j’ai dit un jour à un ami qu’il y a une rue qui s’appelle « courbe, dite des fesses fanées » en Haute-Rivoire. Il m’a dit : « Benjamin arrête là, tu rigoles ou quoi ? » Je lui ai dit que cela n’était rien à côté d’autres, parce qu’il y avait aussi la « rue des merdes de chiens » à Mortagne-sur-Gironde.
Après s’être présenté et avoir défini en quelques mots l’objectif de son cours, M. Beau Fessier, le professeur, demanda à chacun de se présenter. Les noms et prénoms, il y en avait de toutes sortes allant du chinois au russe : Sung Yang, Patrick Pigeon, Marc le Groin, Isabelle La bête...Il y eut des moments où à l’écoute de certains noms, il restait ébahi...
Voici pourquoi les benguistes sont quelquefois coupables de ces immigrations illégales. Oui, nous sommes coupables lorsqu’on ne dit pas toute la Vérité à nos amis et nos proches sur les réalités de la vie européenne...
Mon ami, rentré en vacances au pays, a retrouvé Grâce, oui, mais une autre Grâce. Une autre Grâce dans les bras d’un autre, mains dessus dessous, entrelacés comme jamais à la sortie d’un hôtel...pour dire vrai, Grâce ne lui a pas fait grâce.
J’étais abasourdi d’entendre Catherine une fille si belle et intellectuelle me sortir de tels arguments. Il y a deux ans, elle était enviée dans notre filière pour son teint noir cacao. Certaines blanches l’appelaient même affectueusement « le chocolat noir ». Pouvait-on imaginer qu’au lieu d’un compliment cela était reçut par Catherine comme un poignard ?
Une fois dans un taxi communal en partance pour une fête, Séraphin s'adressa au chauffeur.
-« Monsieur, tu peux me passer le code wifi du taxi stp? »
-« Tu dis quoi mon frère ? », demandait le chauffeur dans un français approximatif.
-« Je dis, j’ai besoin de me connecter au wifi de ton taxi »
-« Je ne connais pas cela », répondit le chauffeur. Et voilà que ça repartait de plus belle avec Séraphin le benguiste.
On pense souvent, à tort ou à raison, que l'intégration dans un pays se limite à s'adapter à son système social, éducatif, économique, politique...Non, elle passe aussi par la bouffe du pays dans lequel on vit... Je t'exhorte à t'habituer au taboulé, au fromage. Si ça ne passe pas toute suite, t'inquiètes pas : fermes tes yeux, coupes ta respiration et avales d'un trait...