Benjamin Yobouet

« Tu fais quoi dans la vie ? »

Ce vendredi soir, j’avais du mal à trouver le sommeil. Pourtant, j’avais passé une journée très mouvementée. Bah ça arrive bien souvent non ?

Je décide donc de « tuer » le temps sur mon Smartphone. Nouvelle technologie oblige ! Le temps que Morphée me prenne dans ses bras. A peine, connecté sur mon WhatsApp je reçois un nouveau message. Je l’ouvre et je réalise que son auteur ne m’est pas familier.

Notificatication d'un nouveau message sur WhatsApp
Notification d’un nouveau message sur WhatsApp

Mais la morale veut qu’on réponde à un petit « salut » même d’une personne inconnue. « Comment tu vas Yobouet ? Ça fait vraiment un bail hein ! ». Non seulement la personne connaissait bien mon nom de famille, mais estimait qu’on se connaissait depuis longtemps. Allons voir… Qui c’est ?

Isabelle, une de mes anciennes voisines du collège…

Après quelques échanges, je réalise finalement que mon interlocutrice n’est autre qu’Isabelle, ma voisine de 5e au collège. Mon Dieu que le temps file ! Cela fait environ 12 ans qu’on ne s’était plus revus ! Quelle belle surprise ce soir ! Mais comment a-t-elle fait pour me retrouver ? Bon, ce n’est pas ça le plus important. Même si je sais que les TIC  y sont pour beaucoup.

Et la conversation démarra avec ma voisine Isabelle, plus dense et plus intense. De toute façon, je n’avais pas sommeil. Au fil des messages, chacun voulait avoir plus d’informations sur l’autre.

C’est alors qu’elle me lança la question suivante : « Dis, tu fais quoi dans la vie maintenant? ». Ah cette fameuse question ! « Etudiant enfin de master professionnel 1 en ingénierie des médias à l’université de Toulon, et toi ? (tu fais quoi dans la vie ?), avais-je répondu ».

Peut-être ne fallait-il pas que je lui retourne la question. En effet, ma voisine a mis plus de 10 minutes sans répondre. J’ai même pensé que c’était un problème avec la connexion Internet. Non et non !

Isabelle était bel et bien « en ligne ». Était-elle occupée? Je ne sais pas. Mais voici la réponse qu’elle me donna au bout d’un quart d’heure : « Je me « débrouille » oh mon cher. J’ai arrêté l’école depuis. Pour toi est bien… Laisse ça mon frère, parlons d’autres choses. Comment ça va là-bas ?»

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 « Tu fais quoi dans la vie », la question qui fait réfléchir…

Cette conversation d’un soir que je vous raconte remonte à quelques mois. Mais elle m’a fait et continue de me faire réfléchir sur la fameuse question « tu fais quoi dans la vie ? » Oui une question petite en structure mais grande en sens. Une question qui effraie certains et semble normale pour d’autres.

C’est clair, aujourd’hui, elle n’échappe à aucune conversation. Qui n’a jamais entendu ou posé cette question ? Très peu en tout cas. Une petite conversation avec une nouvelle ou une ancienne connaissance et hop, la question resurgir de plus belle. Pourtant, ce n’est pas si méchant que ça; non ?

Il faut savoir que les réponses dépendent évidemment de la situation dans laquelle, l’on se trouve. Il y en a  trois principalement.

Situation bonne : réponse détaillée

Font partie de cette catégorie, les personnes qui ont une situation stable. Soit, elles poursuivent de longues études ou soit jouissent d’un travail bien plus rentable et passionnant. Ces personnes sont même capables de détailler au maximum la formation qu’elles font ou le métier qu’elles exercent sans qu’on le leur demande.

Ex : « Bah, je suis le médecin- chef, chirurgien en neurologie à la polyclinique internationale d’Abidjan. Tu sais, c’est une grande responsabilité. Il faut s’occuper de ceci, de cela… blabla blabla ». Et c’est parti pour une vingtaine de minutes de « one man show« .

Situation passable : réponse brève

Dans cette catégorie, la vie est normale ! On fait une formation comme beaucoup d’autres. On occupe une fonction passable qui nous permet juste de subvenir à nos besoins élémentaires. Dans ce cas, on est bref. On veut plutôt savoir plus sur l’autre : « Bof, je suis infirmier très cher (e) et toi ? ».

Situation confuse; réponse : je me « débrouille »

Ici, la situation sociale dans laquelle on se trouve n’est pas rose. C’est clair ! On a même souvent honte d’en parler. La question devient agressive, gênante, inappropriée. Bref, la question « tu fais quoi dans la vie ? », n’est pas la bienvenue surtout si l’autre semble être stable.

chaque fois quand on entend cette question on est parfois embrassé
Quand on entend cette question on est parfois très  embrassé (e). Crédit : soocurious.com

Alors, on cherche parfois un moyen pour vite échapper. Soit on décide de mentir, soit d’avouer… Voici un exemple de réponse : « Moi ? (on fait semblant comme si la question ne nous était pas adressé) ». En fait, on réfléchit, on cherche une réponse… « Mon cher, ma chère, je me débrouille oh. Bon, laisse ça, parlons d’autres choses… »

Notre avenir se trouve entre nos mains…

Une chose est sûre, la question « tu fais quoi dans la vie ? », nous amène à réfléchir, à nous interroger sur notre situation sociale présente ou à venir.

Si, elle n’est pas comme on le souhaite aujourd’hui, cette question nous permet de fouetter notre ego pour améliorer la situation demain. Car notre avenir se trouve entre nos mains (Bien sûr, Dieu fera le reste…)

Afin d’éviter d’être agressé ou lapidé demain par « tu fais quoi dans la vie », travaillons. Bernard Dadié, célèbre écrivain ivoirien ne disait-il pas dans son œuvre Climbié ceci ?

« Le travail et après le travail, l’indépendance mon enfant ! N’être à la charge de personne, telle doit être la devise de notre génération ».

Et toi qui lis ce billet, tu fais quoi dans la vie ? D 🙂

 


Gbaka et wôrô-wôrô : ces transports qui donnent le vertige

Là où deux ou trois Gbakas* et wôrô-wôrô* sont réunis, l’esprit de folie règne au milieu d’eux ; tiré de l’Evangile selon Saint wôrô-wôrô verset Gbakas. Permettez-moi cette expression qui est mienne (rires).

Rappelons-nous la célèbre chanson de l’artiste ivoirien Meiway, intitulé « ma folie ». Il disait en guise de refrain : « Ma folie, ma tête est Gnagami* (*signifie « mélangé » dans le jargon ivoirien), tout est Gnagami dans ma tête, tout est mélangé ! ».

Imaginez un seul instant, un chien en alerte maximale dans un marché bondé ; lequel chien a été déclaré fou par un vétérinaire certifié. Qu’en diriez-vous ? N’est-ce pas une catastrophe inédite ?

C’est malheureux de le dire. Mais c’est la même chose, lorsqu’il s’agit d’égrener le chapelet de comportements de Messieurs les chauffeurs et apprentis de ces transports en commun abidjanais : wôrô-wôrô et gbakas.

En effet, ces taxis communaux et mini-cars dans les communes d’Abidjan ont vu le jour avec pour vocation première : soulager les personnes issues d’une faible source de revenus.

Ainsi, les expressions telles : wôrô-wôrô  et gbakas ont fini par épouser le vocabulaire des usagers abidjanais aussi intellectuels soient-ils. Mais est-ce pour cette raison qu’il faut faire vivre des moments d’angoisses et de vertige à des honnêtes clients ?

Emprunter ces moyens de transports à Abidjan donne souvent plus que le vertige
Emprunter ces moyens de transports à Abidjan donne souvent plus que le vertige. Crédit: news.abidjan.net

C’est là que l’expression « wourou fatôh » prend tout son sens. Traduisez dans le dialecte “malinké“ ivoirien, vous trouverez : « chien fou ». Si ce n’est pas le conducteur qui, avant le service, prend son petit déjeuner composé, tenez-vous bien, de café noir express ou d’alcool et j’en passe.

C’est plutôt, l’apprenti qui se contente d’une cigarette comme passe-temps et n’en déplaise aux clients pour la fumée. L’on n’est donc pas étonné de voir des chauffeurs aux yeux rouges, conduire à tombeau ouvert et l’apprenti exhiber ses croupions de part et d’autre.

L’état des véhicules ? N’en parlons même pas, parce qu’ils sont on ne peut plus inutilisables. D’aucuns parlent de “France au-revoir“ mais c’est plutôt il faut le dire “Somalie bienvenue“.

Ils « s’enfoutent » ces transporteurs de gbakas et wôrô-wôrô ou si vous préférez ce sont des wourou fatôh, des chiens fous. Leur unique et souci majeur : faire une bonne recette, comme le disent les américains : « Time is money » !

Pour ce faire, accidents, impolitesse, bagarres à longueur de journée, organiser le désordre à tout prix, font partie intégrante de leur credo.

Un conseil d’ami : tous ceux et celles qui ont un problème cardiaque, de reins ou d’asthme…, de grâce abstenez-vous de ces transports !

Mais à y regarder de près, on se pose la question suivante : peut-on se passer des wôrô-wôrô et des gbakas ne serait-ce qu’un seul jour ? Une telle interrogation suscite un véritable dilemme au vu et au su de la situation financière de plus en plus difficile ?

Dans tous les cas, que ferions-nous sans ces moyens de transports, orchestrés par les Seigneurs « wourou fatôh » ? Ah la pauvreté, quand tu nous tiens ! Décidément, que Dieu nous en garde, dites Amen !

Tant qu’il aura des wôrô wôrô et des gbaka sensibles au style wourou fatôh, le désordre vivra, vivra, vivra… librement inspiré de FEU Roger Fulgence Kassy, célèbre animateur ivoirien.


Au pays de la liberté, la pudeur n’existe pas

Si vous prenez le Dictionnaire Français Larousse, on vous donnera ces définitions du mot « pudeur ».

– C’est une disposition à éprouver de la gêne devant ce qui peut blesser la décence, devant l’évocation de choses très personnelles et, en particulier, l’évocation de choses sexuelles.

– C’est aussi la discrétion, la retenue, qui empêche de dire ou de faire quelque chose qui peut choquer l’autre, surtout en matière de sexualité.

L’amour en public, n’est point une pudeur pour l’européen

Malheureusement ces définitions semblent ne pas concerner certains européens. Ces derniers ont décidé de rayer tout simplement de leur dictionnaire le mot « pudeur ».

Vaut mieux fermer souvent les yeux en tant que benguiste sur certains scènes
Vaut mieux fermer souvent les yeux en tant que benguiste sur certains scènes

Bienvenue en France, au pays de la liberté

Ici, on s’embrasse. On s’amourache dans les rues, bref partout où bon semble. On n’hésite même pas à se caresser, à se peloter, à toucher parfois quelques parties intimes de l’autre aux yeux de tous. C’est quoi la pudeur même?

Vous avez dit pays de la liberté ? Eh bien, nous y sommes. Alors tout est permis n’est-ce pas ?  La pudeur n’a donc pas sa place ici. Pourquoi se plaindre ?

Allez, portez toutes sortes de tenues qui vous enchantent. Embrassez-vous, ne faites surtout pas attention aux regards indiscrets des autres. Nous sommes au pays de la liberté.

A la plage ? Non n’en parlons même pas, si vous y allez fermer vos yeux ou porter des lunettes  fumées (noires). La devise de la France n’est-elle pas suffisamment claire ?

logo-France

Liberté, oui soyez libres de tout faire même de faire même ce qu’on fait dans une chambre à deux en public, comme des amoureux qui ne dorment pas ensemble.

– Egalité, oui nous sommes tous égaux du moment où jeunes, adultes et même adolescents s’embrassent tous dans les rues devant des personnes âgées, devant leurs parents comme si de rien n’était.

– Fraternité, oui parce toutes ces scènes ou démonstrations relèvent de la solidarité, du lien fort qui unie les uns avec les autres. N’est-ce pas?

Et dire que tout juste à côté, en Belgique précisément, on autorisera bientôt le sexe à partir de 14 ans?! N’est-il pas bien de cultiver et surtout de faire l’amour ? Faire l’amour, est-ce un crime ? L’amour rien que l’amour. Oh l’amour !

Wobou: étonnement, surprise...
On ne peut qu’être étonné(e), surpris (e)…

Quelques expériences vécues ou entendues par des benguistes

Une amie à Paris me racontait qu’un jour, deux jeunes français (garçon et fille) s’embrassaient avec tellement de fougue à chaque seconde dans le métro que cela a interpellé plus d’un.

Un adulte africain qui se trouvait devant eux, exaspéré, leur a lancé ceci: « Salut les tourtereaux, vous ne voulez pas que je me joigne à vous ? Si si, ça sera super non ? On a tous envie hein, que croyez-vous…un peu de retenue et de pudeur, vous nous fatiguez à la fin… ». Ce fut un fou éclat de rire dans le métro.

Un soir, alors que je rentrais tout fatigué de la fac, j’ai été interpellé par deux jeunes filles blondes assises juste derrière moi. Elles causaient en toute liberté.

Voici un extrait de leur tendre conversation : «  Bah écoute mon copain, lui, il refuse toujours de porter la capote. Je suis un peu fatigué de le lui rappeler. Mais bon je ne peux rien. Je suis habitué maintenant et j’avoue  que c’est quand même pas mal en tout cas (riiire)… »

Et son amie d’ajouter «  Oui, j’imagine, c’est vraiment trop cool souvent de le faire sans non ?  On ressent une sensation tellement forte et intense… ». Puis, elles éclatèrent de rire dans le bus. Eh oui, c’est dans un bus que toute cette scène se passait. Je vous épargne le reste de leur conversation.

Un dernier exemple ? Allez, ne soyez pas pudiques, Ne vous privez surtout pas nous sommes au pays de la liberté après tout non ?

C’était un soir, entre amis, nous étions assis autour d’un plat de couscous et de viande de dinde et bien d’autres choses. Il fallait mettre de l’ambiance, en se partageant des histoires drôles.

Alors, un de mes amis, qui enseignait dans un collège privé, nous raconta cette histoire, qui peut-être vous marquera ou choquera, c’est selon.

« Un jour, j’ai surpris des collégiens, ils avaient à peine 12 ou 14 ans entrain de s’embrasser farouchement dans la cour de l’école.

Etonné et choqué, j’ai toute suite fais signe au directeur. Celui-ci en regardant la scène par les vitres de son bureau s’est empressé de déclarer ceci : Oh l’amour ! Que c’est beau d’admirer ces deux tourtereaux n’est-ce pas ? … ».

Imaginez-vous-même la suite. C’est clair, la réponse resta nouée dans la gorge de mon ami. On le voit, cette précocité sexuelle peut engendrer des déviations de tous genres…

Vie sexuelle en Afrique, un vrai tabou

Pourtant chez nous en Afrique, c’est un véritable tabou d’évoquer des sujets à caractère sexuel surtout en public. A moins qu’il soit né ou ait grandi en Europe, l’africain est de nature pudique. Vous verrez rarement deux africains amoureux s’embrasser ou s’amouracher dans la rue sauf dans les lieux privés ou des endroits obscurs.

Selon le journal, leconomiste.com, trois adolescents ont d’ailleurs été mis en détention au Maroc pour  s’être embrassés en public et avoir publier plus tard cette photo de baiser sur Facebook. En savoir plus ici.

au pays de la liberté, la pudeur n'existe pas

Much Loved, le film du cinéaste marocain Nabil Ayouch qui a remporté un prix à Cannes n’a-t-il pas été censuré ? Censuré, parce qu’il met en avant le quotidien de quatre prostituées vivant à Marrakech.

Et bien entendu, toucher à un sujet tabou, comme la prostitution, en utilisant un langage cru et très osé est intolérable pour les autorités. Les censures portant atteintes à la pudeur dans les pays africains, il y en a et il en aura toujours.

Quel africain osera présenter son ou sa petite ami (e) à ses parents dans sa jeunesse ou son adolescence ? Les parents ont eux-mêmes du mal à aborder les questions de sexualité avec leurs propres enfants.

Pour l’africain, tout ce qui concerne la sexualité reste dans le plus grand secret, comme dirait l’autre tout se passe et reste dans la chambre. C’est ce qu’on appelle la pudeur !

C’est justement cet état de fait qui fait que lorsqu’un africain  ou un benguiste débarque en Europe, il est, à première vue  étonné, choqué devant toutes ces scènes impudiques. Mais bon après cela passera peu à peu !

Mais ne croyez pas que, parce qu’ils sont pudiques, les africains sont des novices en matière de sexe. Non et non ! Allez demander le nombre des membres d’une famille. La polygamie en Afrique, les grossesses précoces…ça vous dit ? ( Il y a aussi souvent un peu d’impudeur en Afrique ; il faut le reconnaître ).

Ce qu’il faut tirer de la vie sexuelle européenne

S’il y a une chose à retenir de la vie sexuelle des européens par les africains, c’est que malgré tout, c’est une bonne chose de cultiver l’amour.

Même si cela se fait impudiquement, on retient que cela relève de leur nature, de leur culture, de leur éducation. Même si on sait surtout que cet amour à l’européenne se solde parfois par un taux élevé de divorce contrairement au nôtre.

Et on ne peut pas très bien leur reprocher cela. Eux au moins, ils font l’amour. Nous africains n’est-ce pas les guerres ou les violences qui nous plaisent ? Moi je préfère l’amour à la guerre. Faisons l’amour, pas la guerre ! Mais de grâce avec un peu de pudeur.


Benguiste, ces 3 types de relations amoureuses à distance

N’allez surtout pas faire un micro trottoir sur les relations amoureuses à distance. Même si les avis sont très peu partagés, la majorité vous répondra ceci : « c’est très compliqué cette affaire de relations amoureuses à distance », surtout concernant les benguistes.

Eh oui, très compliqué, lorsqu’on est confronté à trois principaux types de relations à distance selon le contexte où l’on se trouve.

benguiste: relations à distance
Une relation à distance est pareille comme les maths. Elle se mesure… 

1- Etre en couple depuis plusieurs années avant le départ du benguiste

C’est l’une des relations les plus authentiques. Authentique parce que l’on a eu suffisamment le temps de se connaître, de s’étudier, de passer du bon temps avec son ou sa partenaire. Certes, plus on dure dans une relation, plus la séparation, devient un véritable choc émotionnel. Comme me dirait l’autre, c’est ça la vie !

C’est clair, les débuts seront difficiles mais grâce à la communication, si les moyens y sont (téléphones, réseaux sociaux ou autres) tout y ira comme sur des roulettes. Si seulement si la relation avant le départ est bâtie sur le vrai amour, la confiance et la sincérité. Si cette relation dispose donc de solides bases ou fondations, elle pourra résister aux tornades du temps, de la distance et de tous les autres détails.

Alors si l’on se retrouve dans ce type de relation, on peut le dire sans se tromper qu’on a plus de chances que les autres types ci-dessous. Mais attention aux palabres inutiles qui peuvent gâcher TOUT. Voilà pourquoi toute relation à distance est difficile à gérer. On ne doit surtout pas ignorer que ce ne sera plus les mêmes réalités qu’au pays.

2- Etre en couple quelques semaines ou quelques jours avant le départ du pays

C’est le type de relations qu’on pourrait surnommer « relations prise de conscience ». Oui, lorsque l’on annonce son départ pour l’étranger pour un long séjour, le ou la partenaire prend automatiquement conscience. Le copain ou la copine qui était froid (e), timide ou qui hésitait dans votre relation devient du coup chaud (e). Et bonjour les multiples appels et messages.

Un ami me racontait justement que quand il a annoncé à une fille qu’il draguait depuis plusieurs mois qu’il s’envolait pour l’Europe, elle a retourné sa veste dare-dare. Ah bon ? Lui ai-je demandé ? Oui a-t-il répondu avant d’ajouter ceci : « elle est même venue à l’aéroport », lui déclarer son amour et a même coulé des larmes. Des larmes de crocodiles ? Ne me demandez surtout pas la réponse.

Cela pourrait être sincère sait-on jamais. Mais pourquoi à ce moment précis ? Pourquoi, déclarer son « amour » juste avant le départ de l’autre pour l’Europe. Même s’il y a des exceptions, ce genre de relations est à prendre avec beaucoup de recul. A moins que ce soit le coup de foudre de l’Europe qui agisse aussi.

3- Se mettre en couple avec le ou la benguiste après l’arrivée en Europe

Dans ce dernier type de relation, le ou la partenaire a suffisamment eu le temps pour observer le parcours de son ou sa « benguiste ». Que dis-je de sa proie. Sinon comment comprendre qu’une personne qui soit restée avec vous pendant plusieurs années, plusieurs mois, une personne qu’on a vu et laissé partir dans l’avion des blancs pour plus de 6000 kilomètres, on la réclame activement aujourd’hui ?

Si l’on a n’a pas pu construire une relation au pays, ce n’est pas à distance qu’on le fera réellement ! Comme on le dit à Abidjan : « Qui n’aime pas  , qui ne veut pas d’un benguiste » ? Sous cet angle-là, c’est clair que cette relation sera fondée sur des intérêts et non sur l’amour. D’une part, le ou la benguiste jouira de ses prérogatives. Et d’autre part, le ou la partenaire resté (e) au pays fera les yeux doux aux euros ou aux autres avantages de l’autre.

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Les relations à distance sont de plus en plus prisées en faveur des benguistes

Ce qui est étonnant dans ce type de relation, c’est qu’une personne avec laquelle l’on n’a jamais échangé, discuté physiquement ou fréquenté, vienne déclarer son amour un bon matin. Ça c’est un amour spécial, propre à la distance n’est-ce pas ? Quand l’on est très proche, l’on ne réalise pas très souvent votre importance, votre beauté, parait-il. Voici un argument parmi tant d’autres.

On le voit, les relations amoureuses à distance avec les benguistes sont vraiment très compliquées et surtout très complexes comme les maths. Chers benguistes ou futurs benguistes dans quel type de relations êtes-vous ou voudriez-vous être ?


De la nécessité d’intégrer une vie communautaire

Intégrer une association, un groupe, une communauté, ça te dit ? Un peu. Pas vraiment ou bien sûr, j’aime !  Dans tous les cas, les avis sont partagés et c’est normal.

Pour beaucoup, les associations ou groupes sont une perte de temps. Des réunions à n’en point finir. Des cotisations à friser les poches. Des discussions toujours à longueur de journée qui virent souvent à des différends entre membres. De plus, il existe assez de groupes dans notre milieu de vie : église, famille, travail, école,  et comme si cela ne suffisait pas il faut ajouter encore et encore d’autres ?

Des raisons et plusieurs autres qui poussent certains à se concentrer sur leurs activités personnelles. Ils préfèrent rester tapis dans leur « coin » pour être à l’abri de tous soucis. Autant d’arguments qui valent leur pesant d’or, tout de même.

Pourtant, au-delà de ces points négatifs précités, la vie communautaire est un atout et constitue un « plus » pour celui ou celle qui s’y intéresse. A commencer à tout Seigneur, à tout honneur si vous voulez par développer votre esprit critique en équipe, à cultiver l’amour et le partage. En association ou en groupe, l’on a la possibilité de se créer des contacts, un carnet d’adresse riches, se faire des amis pour la vie.

vie communautaire (mondoblog)
Crédit – Mondoblog Rencontre des MondoBlogueurs Abidjan

Prenons l’exemple de notre plateforme mondoblog. N’est-elle pas une communauté dans laquelle, l’on retrouve plusieurs bloggeurs des pays francophones ? Des personnes venues d’origines diverses mais par la magie de la toile se retrouvent sur plateforme pour échanger et partager leurs expériences. N’est-ce pas beau cela ? Moi, je prends toujours plaisir à lire les billets des uns et des autres, si possible à les commenter et entamer une amitié avec chacun et chacune. Grâce la plateforme Mondoblog justement, j’ai fait la connaissance de plusieurs bloggeurs, que je ne citerai pas, au risque d’allonger ce billet.

Enfin,  à travers la vie communautaire, l’on apprend à mieux se connaitre, à connaitre ses défauts mais aussi à découvrir ses qualités au regard des critiques des autres. Et l’une des valeurs cardinales de la vie communautaire : c’est la solidarité. Elle constitue en effet notre seconde famille biologique. Dans les moments heureux ou malheureux, la communauté dans laquelle l’on milite apporte son soutien moral, spirituel voire financier.

Alors, s’il y a une chose qu’on doit prodiguer à chacun à chacune : c’est de militer dans un groupe quel que soit ses réalités. Car la vie communautaire est une école de la vie. On peut apprendre beaucoup de choses à l’école mais on ne peut pas TOUT apprendre.

Alors pour ceux qui ne font pas encore partie, n’hésitez pas à rejoindre Mondoblog saison 5 très bientôt, quand ce sera lancée !