Benjamin Yobouet

#Mondoblog : le plaisir de lire les autres

C’est toujours un plaisir. Un réel plaisir, un plaisir renouvelé. Un plaisir de lire les confrères et consœurs, qui illuminent notre plateforme. C’est assurément une bonne chose de déguster tous ces billets riches et différents les uns des autres. N’est-ce pas ?

Lire les autres, c’est aussi et surtout apprendre, découvrir…

Lire les publications des autres permet d’avoir une large ouverture sur le monde, surtout lorsqu’on provient tous de pays ou de continents divers. Lire les autres permet de savoir ce qui se passe dans telle ou telle zone, sans forcément consulter l’actualité sur les grands sites, les chaînes ou les stations de radio.

Notre plateforme est là pour ça ! Les « mondoblogueurs » sont en quelque sorte de véritables correspondants dans leurs pays respectifs. Vous voulez savoir ce qui se passe au Cameroun, en France, au Maroc, au Bénin, Togo, etc. ? Bah, les blogueurs de ces pays sont là, pourquoi ne pas les lire? Pour les infos sur la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Allemagne, le Brésil, la RDC : idem ! Il y en a pour tous les goûts.

Lire les autres, c’est également et surtout apprendre, découvrir plusieurs styles d’écriture, diverses méthodes de mise en pages , des tons variés, des thèmes spécifiques abordés. Lorsque je lis par exemple les billets d’Ecclésiaste, parlant des Camerounais, je ne peux m’empêcher de sourire et parfois de rigoler.

La diversité dans l’unité, voici ce qui fait le charme de Mondoblog…

Si certains blogueurs sont parfois généralistes dans leurs publications, d’autres, par contre, préfèrent se concentrer sur un thème précis. C’est le cas chez Lucrèce, où l’on retrouve le plus souvent l’actualités des TIC. Dans la multitude des billets de notre plateforme, on a souvent droit à des poèmes, à des billets épisodiques (partie 1,2..), à des reportages, à des coups de gueule, à des récits, etc.

vie communautaire (mondoblog)
Crédit – Mondoblog Rencontre des mondoblogueurs Abidjan


Un garant s’il vous plaît pour un benguiste

« Garant », voici le mot qui m’a le plus marqué. Et qui, je crois bien continue bel et bien son effet. Pourtant, il est si petit et minuscule. Il ne comporte que six lettres. Mais il est plus que nécessaire dans les démarches administratives de beaucoup en particulier celles de tout benguiste.

Bon, je sais que vous connaissez bien ce mot et que vous l’aviez déjà employé ou entendu quelque part. Ne vous inquiétez pas, je vais vous rafraîchir un p’tit peu la mémoire.

Personnellement, j’ai réellement entendu ce mot en 2014. Eh oui, je l’avoue honnêtement. Je pourrais le jurer sur 2, si vous le voulez (rires).  C’était pendant la période où je préparais activement mes dossiers pour les études en France. Mon ami benguiste qui m’aidait dans cette tâche, dans l’une de nos nombreuses conversations, m’a lancé ceci :

  • « Je pense que ton dossier est pratiquement complet. Mais il te faudra maintenant un GARANT».
  • « Un garant ? », avais-je rétorqué. Plus tard, j’ai compris ce qu’était un garant.

En termes de droit, un garant, c’est une personne ou un organisme assumant légalement la responsabilité de répondre (de quelque chose auprès d’une autre personne ou d’un autre organisme).

Comme moi hier, aujourd’hui encore et pour beaucoup  notamment tout benguiste ou  futur, on a de plus en plus besoin de GARANT, et ce à plusieurs niveaux.

1- Pour le/la futur(e) benguiste dans la demande de VISA

Si vos parents sont financièrement répondants, tant mieux. Si vous bénéficiez d’une bourse d’étude, ça c’est une bonne nouvelle également ! Bon quand on sait que les bourses d’études sous nos tropiques sont des perles rares, il faut bien avoir du souffle et le moral aussi.

Si vous ne répondez pas aux critères ci-dessus, il vous reste une autre issue, la dernière peut-être. Vous devez disposer vous-même d’un compte bancaire contenant une somme conséquente. 3 millions de F CFA minimum, pour un étudiant ?! Oui ! Vous voyez ? Un garant n’est-il pas mieux ? Sinon pas de Visa !

Pas de garant stable , pas de Visa
Pas de garant stable , pas de Visa. Crédit libre : flickr.com

Il faudra aller chercher un garant quelque part, peu importe, par-ci, par-là ; peut-être parmi les oncles, les tantes, les cousins, les amis, les connaissances (malheureusement souvent dans leurs recherches effrénées, certains tombent sur des arnaqueurs).

Mon cher, ma chère benguiste, personne ne se portera garant aussi facilement parce qu’au-delà des paperasses, c’est un engagement total, relisez la définition d’un garant et vous comprendrez. Ça devient alors un véritable périple : difficile et interminable.

2 – Pour un logement d’un benguiste

C’est toujours la même course, les recherches de garant ne s’arrête pas à la demande du VISA. En Europe, particulièrement en France, rares sont les propriétaires (bailleurs) qui accepteront que vous logez dans leur maisons sans garant. On appelle cela une caution solidaire.

Un garant, une nécessité absloue pour les démarches administratives
Un garant, une nécessité absolue pour les démarches administratives. Crédit libre : pixabay.com

Eh oui sans garant, pas de logement ! Attendez, vous pensez dormir dans maisons de blancs comme ça ? Sans que vous ne travailliez ; sans que vous n’ayez de revenues suffisants. Non, vous rêvez ou quoi ?! Surtout qu’on sait que certains locataires benguistes laissent parfois de mauvais souvenirs aux bailleurs. C’est dommage !

D’ailleurs assurez-vous que votre garant réside en France, ait un salaire trois fois plus que votre logement (les 3 dernières fiches de paie à l’appui). Sans quoi, n’espérez pas trop, à moins qu’un miracle ne se produise (rires).

Même le CROUS, l’organisme qui met des logements à disposition des étudiants, vous demandera la même chose. Ce n’est pourtant pas les particuliers qui exigeront le contraire.  Il existe la CLE sous conditions mis en place par l’Etat français. Mais cela prend souvent du temps et des tralalas qu’on est généralement obligé de faire fi.

Partout où vous irez, partout où vous appellerez pour un logement, la première des choses qu’on demandera au benguiste c’est ceci : « Est-ce que vous avez un garant » ? Vous devrez alors trouvez un garant. Ça devient alors un véritable périple : difficile et interminable.

 3 – Pour le titre de séjour du benguiste

J’ai cru qu’une fois arrivé en France pour les études, on était à l’abri d’un « garant » pour le renouvellement du titre de séjour. Oh que non ! Le garant c’est donc pour tout le séjour et pour tout le cursus académique pour le benguiste? A moins, que vous ne trouvez un contrat de travail conséquent. Bon ça, c’est autre débat !

La préfecture vous demandera au benguiste, du moins,  chaque année des justificatifs financiers. 615 euros par mois, voici ce que votre garant devra s’engager à vous envoyer à travers une lettre de prise en charge (les 3 dernières fiches de paie à l’appui). Evidemment, son salaire doit être conséquemment supérieur.  Faut-il trouver un garant encore pour cela ? La réponse est toute simple : oui ! Ça devient alors un véritable périple : difficile et interminable.

Si vous devez additionner un garant pour la demande d’un Visa. Un garant pour un logement. Un garant pour le renouvellement du titre de séjour. Voyez combien de paperasses, de tournures, de stress il faut gérer simultanément !

Un exemple de lettre ou prise en charge d'un benguiste
Un exemple de lettre ou prise en charge d’un benguiste. Crédit libre : pixabay.com

Pourtant, il n’y a pas que ces trois types de demandes  qui nécessitent un garant. Un garant est aussi obligatoire pour un prêt bancaire par exemple ou un prêt d’articles etc.

A vrai dire, un benguiste a toujours besoin d’un garant pour telle ou telle démarche. On a envie de dire tout simplement, dans chacune de ces circonstances : un garant s’il vous plaît pour les benguistes que nous sommes !

PS: Retrouvez encore plus d’articles sur mon blog ; à très vite !


Progrès technologique, pourquoi j’ai peur

Internet. Une conception. Un réseau. Un canal exceptionnel. Qui ne se réjouira pas de l’avènement de ce bijou des nouvelles technologies de l’information et de la communication et bien d’autres ? Très peu de personnes ! À moins qu’elles ignorent encore ce que c’est que l’informatique, le Web 2.O…

Un seul clic et vous êtes sûr d’être à l’autre bout du monde. Vous êtes certain d’atterrir dans le pays de votre choix et ce,  sans frais, sans  passeport, à l’abri de toutes les sortes de formalités.

Que c’est beau de parader de ville en ville, de capitale en capitale grâce à cet unique et minuscule mot de huit lettres « INTERNET », qui nous permet rester en contact !

Que c’est beau de jouir de toutes ces nouvelles applications, de tous ces logiciels ! Que c’est beau de jouir de toutes ces innovations qui nous bluffent totalement ! Aujourd’hui, on nous parle même des premiers Smartphones pliables en France. Wahou ! Tout cela, c’est l’œuvre ou le fruit des progrès de la technologie.

L'expansion des tablette, une technologie appréciée
L’expansion des tablettes, une technologie très prisée. Crédit libre: Pixabay.com

A  l’allure où ces technologies progressent à un rythme effréné, il est mieux de s’arrêter juste un instant pour cogiter un peu au « pourquoi » et au « comment » de certaines choses. Oui, en vérité, en vérité, je vous le dis, j’ai peur.

  • J’ai peur, lorsque je m’aperçois que ce sont des robots dans certaines entreprises qui trient ou sélectionnent les Curriculum Vitae ou CV des personnes pour des emplois ou autres ; en fonction de critères préétablis.
  • J’ai peur, lorsque j’apprends que ce sont des robots (encore eux) qui rédigent désormais certains articles. On parle même de robots rédacteurs qui remplaceraient les journalistes. Des journalistes qui ont suivi des formations pendant des années ?! Au Québec par exemple, des journalistes ont été virés par des robots rédacteurs.
  • J’ai peur, quand je vois plusieurs machines fabriquées pour de multitâches, lessive, vaisselle, pour presque tout, même pour cuire un œuf ou pour laver un torchon. Bon, ce n’est pas aussi mauvais que ça surtout que cela participe à un meilleur cadre de vie, particulièrement chez nous en Afrique ! Mais que deviendront ces personnes qui ne vivent que des services de ménages chez des particuliers ou des entreprises ?
  • J’ai peur, parce qu’on tend vers une croissance du taux de chômage dans le monde. On nous parle déjà de disparition de plusieurs métiers dans l’avenir ; du chauffeur de taxi au livreur en passant par le bibliothécaire. Découvrez davantage à travers le lien suivant : « Les 10 métiers qui vont disparaître ».
  • Ce n’est pas tout ! J’ai peur parce que vous le savez plus que moi, nos données personnelles ne sont plus sécurisées via Internet. Un jour, vous retrouverez vos coordonnées à des endroits où vous vous doutiez le moins.

C’était le cas d’une amie qui a découvert une affiche publicitaire sur laquelle, une de ses photos était à la Une ? Ainsi, on est plus à l’abri de toute sorte d’arnaque, d’usurpation d’identité, etc. Vous voulez savoir ce que Google sait de vous ? Eh bien cliquez ICI et vous verrez.

  • Enfin, j’ai peur de l’impact que peuvent avoir les progrès technologiques sur notre santé physique, morale, psychologique…
Le progrès technologique
Le progrès technologique. Crédit libre: Pixabay.com

Le problème c’est que nous sommes devenus très dépendants. Tout est devenu tellement facile pour nous. Moi, j’ai passé 3 semaines sans connexion aux réseaux sociaux, à Internet. C’était un défi. Je ne suis pas mort ! (Rires).

J’espère que nos chers inventeurs, techniciens et autres trouveront des solutions. Surprenez-nous un jour – pardon soulagez nous toujours. Pour l’heure, on a grand-peur !

 


Préfecture : le carrefour des benguistes

C’était un 19 août. Je débarquais à l’aéroport d’Orly de Paris. Dans quelques jours ça fera un an jour pour jour que je séjourne au pays des benguistes. Le visa long séjour que m’a accordé l’ambassade de France en Côte d’Ivoire expirera. Dommage !

L’OFFI, l’organisme ou la mère des benguistes

A mon arrivée, il fallait que je me présente à l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Chose que j’ai faite quelques semaines plus tard. Question de se faire enregistrer, de certifier, mais aussi et surtout de « sécuriser » mon visa d’étudiant d’un an. Un visa qui de facto, se présente comme étant le premier titre de séjour.

En fait, l’OFII est la première mère de tout benguiste ou nouveaux étrangers. Si vous venez pour la première fois pour un séjour de plus de trois mois en France, votre maman est là. Elle vous y attend. Elle vous accueillera à bras ouverts, mais pas pour longtemps.

Après ce premier contact, fini les rapports mère-enfant. Il faut aller voir ailleurs. Vous êtes majeur maintenant. Un an, ce n’est pas un mois ! Encore moins un jour ! Cet ailleurs-là, n’est autre que la préfecture.

Ah, la préfecture, le lieu par excellence de tout benguiste en France ! L’un des lieux les plus visités. Oui ! Qui est-ce qui vous a dit que c’était la tour Eiffel ? Faux ! (Rires). La préfecture vaut mille fois mieux que la tour Eiffel, que la Défense, que les Champs-Elysées, etc., pour un benguiste.

La tour Eiffel
La tour Eiffel Crédit libre : Pixabay.com

Sinon, vous risquerez de vous retrouver au pays de « si je savais ». Eh oui pour avoir osé négliger Dame Préfecture. Le tout sanctionné par le fameux diplôme OQTF entendez par-là : Obligation de quitter le territoire français. Quel toupet ! On ne badine pas avec cette grande dame-là ! Elle passe avant tout. Après, vous pourrez visiter tous les sites touristiques que vous voulez. (Rires).

La préfecture, lieu de prédilection des benguistes

Lorsqu’un benguiste reçoit un courrier avec le sceau « Préfecture », son cœur descend jusque dans son bas-ventre. C’est automatique. Et vice-versa. Lorsque l’un de vos proches vous dit : « Je vais à la préfecture demain », dites-lui seulement : « Bonne chance mon frère, ma sœur ». N’ajoutez rien !

A la préfecture, les rangs sont kilométriques, voire « gigamétriques ». Surtout dans les grandes villes comme Paris. Que vous le vouliez ou non, vous irez à la préfecture de gré ou de force. Quel que soit votre âge, votre sexe, votre statut où je ne sais quoi d’autre encore. Tout le monde se retrouve là-bas, enfin les benguistes en majorité.

File d'attente benguistes prefecture
C’est comme ça la file d’attente devant les préfectures pour les benguistes Source : Pixabay

Chacun est présent pour le précieux titre de séjour. Ça se bouscule, ça se piétine ; ça se plaint. On s’assoit, on se lève. Certains entrent, d’autres sortent, pile de dossiers en mains.  Bref, ça bouge à la préfecture. Vous voyez, c’est plus qu’un site touristique non ? Je vous l’avais dit ! (rires). Alors, si vous avez rendez-vous à la préfecture la matinée, vaut mieux fermer un seul œil durant la nuit.

Attention à ce que les dossiers soient complets

Gare à vous si votre dossier n’est pas complet ou en ordre. Les pièces et justificatifs à fournir ? Non, ne me demandez pas. Vous risquez d’avoir des céphalées pour rien. Malgré tout, on aime la préfecture – pardon, on l’adore ! Il y a trop de tralalas ? Oui mais les benguistes sont déjà habitués. C’est une question d’habitude parce que chaque année, c’est la même routine. Comme dirait l’autre, donner aux benguistes ce qui est aux benguites (rires).

Ah oui j’oubliais une chose. Comment pouvais-je oublier une si grande nouvelle ?! Selon la nouvelle loi sur l’immigration, le titre de séjour sera pluriannuel. Ce n’est pas bien grave, on se verra chaque deux ou quatre ans : D (Evidement, il y a des conditions).

Nanterre Prefecture
Façade de la préfecture de Nanterre, en banlieue parisienne. Crédit libre : Wikipedia common

Bon, je crois bien qu’il est temps de vous laisser. Je dois rassembler et vérifier mon dossier. Demain, je pense bien que j’irai à la préfecture. Là-bas, je rencontrerai mes frères et sœurs maliens, guinéens, camerounais, sénégalais, togolais, ivoiriens… bref tout le monde ! Ça sera chouette et intéressant non ? On se retrouvera au QG (quartier général), à notre carrefour : la préfecture.

PS : Retrouvez encore plus d’articles sur mon blog ; à très vite !

 


Benguiste : tu viens quand, tu repars quand ?

Cela fait quelques jours seulement que Krystel, mon amie, est rentrée au pays. Elle y est pour les vacances. Mais depuis son arrivée, une seule question court sur toutes les lèvres autour d’elle : « ma chère benguiste, tu repars quand » ?

Bon, une seule fois au passage, ça va. Deux, trois fois, cela se comprend. Plus de quatre fois, voire plusieurs fois dans la journée ? Là ça devient agaçant un peu non ?

Pourtant, m’a-t-elle confié, lorsqu’elle était en Europe, ses parents, amis et connaissances la réclamaient tout le temps à travers cette question » : « Tu viens quand » ? Quel paradoxe ! Quelle contradiction ! N’est-ce pas ?

« Tu viens quand ? Tu repars quand ? », voici les deux questions auxquelles sont confrontés de plus en plus, les benguistes entre leur pays d’origine et celui de leur résidence. Vous direz peut-être que c’est de bonne guerre. Ce n’est pas faux !

Mais cela est bien plus, que ce vous pensez, surtout quand on se retrouve chez nous en Afrique. Comment ? Eh bien, découvrons ensemble les deux principaux cas de plus près. Peut-être, me donnerez-vous raison plus tard. Je dis bien « peut-être ». Let’s go !

Tu viens quand tu repars quand

1er cas : Tu viens quand benguiste ?

Qui ne souhaite pas revoir son proche qui se trouve aujourd’hui loin de soi ? Un parent avec qui on a vécu d’intenses moments, mais qui réside désormais là-bas au bout du monde, à des milliers de Kilomètres ? Assurément personne !

Le bonheur dit-on on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu. Pour certains, cela fait plus d’un an loin des siens. Un an seulement ? Cela peut paraître peu. Mais pour une mère par exemple, ça fait beaucoup ! Pour d’autres, cela fait peut-être deux, cinq voire 10 ans et plus.

A ce moment-là, la famille, les amis vous réclament énormément. Que dis-je, vous harcèle un peu trop. C’est vrai qu’il existe la magie d’Internet ou des TIC. Toutefois, ni les photos envoyées ou publiées sur Internet, ni les discussions sur les réseaux sociaux, ni même les appels téléphoniques ne combleront le contact physique, ce contact réel et chaleureux.

Comment est devenue ma fille, mon fils, ma mère, mon pote, mon amour… La liste n’est pas exhaustive. Ah qu’il ou elle a changé ! Bon Dieu, comme j’ai envie de le ou la serrer dans mes bras ! Voici autant de souhaits formulés par les siens.

Et dans toutes les conversations qu’on aura avec les amis, parents et connaissances, cette question ne manquera jamais. Mais tu viens quand même ? On a trop envie de te voir. Tu nous manques beaucoup. Pardon, viens nous voir un peu. Ou bien tu ne veux plus revenir au pays ? Tu n’as plus envie de nous voir ?

Voici ce à quoi un benguiste est souvent confronté. On peut appeler cela un harcèlement fraternel et familial n’est-ce pas ? (Rires) !  Non je déconne un peu, mais c’est la réalité. Pourtant vous et moi, nous savons, qu’on ne rentre pas au pays comme si on revenait d’une simple balade. Non ! Voici ce qu’il faut savoir avant de retourner au bercail .

2e cas :  Benguiste, tu repars quand ?

Après maintes réflexions. Après plusieurs mois ou plusieurs années. Mais aussi et surtout après avoir succombé au harcèlement des « Tu viens quand ? », on décide enfin de retourner au pays pour revoir les siens.

Quelle bonne nouvelle ! Quelle joie ! Tout le monde est excité. Tout le monde est impatient à l’idée de se revoir. Notre fille, notre fils, notre mère, mon pote, mon amour… sera là très bientôt. Il ou elle revient de l’Europe. Notre benguiste !

Bon, je vous épargne du convoi qu’il y aura à l’aéroport, de ces retrouvailles chaleureuses qui rivaliseront les 80 degrés Celsius du thermomètre. C’est normal, c’est l’Afrique après tout !

Mais je dis bien « MAIS » après les extases et tralalas de bienvenue, on vous lancera à la figure cette question : « Tu repars quand  même » ?

Gare à vous si vous êtes rentré (e) pour toujours. Gare à vous si votre séjour au pays devient long. Gare à vous si vous ne donnez pas de réponses plausibles. Alors là, bonjour les rumeurs et commérages !

tu repars quand?

-Depuis que le ou la benguiste est venu là, il/elle ne repart pas hein. Ce n’est pas clair !

-Est-ce qu’il/elle n’a pas un problème d’argent ou de papiers même ?

-Il paraît qu’on l’a rapatrié, c’est pourquoi depuis il/elle est là.

-On l’a trop vu ici au pays, qu’il/elle reparte en Europe maintenant… Et patati et patata !

Un benguiste, c’est fait pour quelques jours au pays, pas plus ?

Au vu de tout ce qui précède, on est en droit de se poser la question suivante. Est-ce à dire qu’un benguiste, c’est fait pour séjourner seulement quelques jours au pays, au risque d’essuyer des rumeurs et commérages ? Peut-être bien. Ah bon ?

Sinon comment comprendre qu’on pousse une personne à repartir de sitôt après l’avoir harcelée de revenir au pays ? Ne sommes-nous pas libres de rester le temps que l’on souhaite ?

Très chers proches de Krystel, mettez un peu d’eau dans votre vin pour que mon amie passe un agréable séjour auprès des siens. En fait, épargnez-la des « Tu repars quand ? » et autres commérages du genre.

PS: Retrouvez encore plus d’articles sur mon blog ; à très vite !