Benjamin Yobouet

Attaque de bassam : « même pas peur »

« Même pas peur », c’est la campagne lancée par les ivoiriens et véhiculée sur les réseaux sociaux depuis l’attaque de bassam.

  On le voit, les ivoiriens sont toujours debout en dépit des crises successivesJe ne le dis non pas parce que je suis ivoirien. Non ! Je le dis parce que, malgré tout, les ivoiriens ont toujours eu cette force, puisée je ne sais où, pour surmonter tout. Tenez voyez-vous même.

Même pas peur attaque bassam - Site Com

Ce n’est pas également le fait que la  Côte d’Ivoire , comme certains le disent,  est un pays béni de Dieu. Non ! Dieu est-il devenu injuste?

Pensez-vous que les autres pays , le Mali, le Burkina, le Nigéria.. ne sont pas aussi des « pays bénis » par Dieu? Dieu aime tout le monde. Par conséquent, Il bénit et protège toutes les nations.

Mais ce qui pourrait, peut-être, faire la différence entre nous et les autres : c’est justement cette capacité à résister et à rester debout face à toute épreuve.  

🇨🇮🇨🇮🇨🇮🇨🇮🇨🇮 Toujours DEBOUT !! TOUJOURS.

Une photo publiée par Ange (@princess_de_gagnoa) le

Le coup d’Etat de 1999 n’a pas pu ébranler les ivoiriens n’est-ce pas? Même le coup d’Etat de 2002, orchestré par la rébellion et qui a fragilisé le pays pendant plusieurs années n’a rien pu. 

On a vu des ivoiriens toujours mobilisés et prêts à continuer à écrire l’histoire de leur pays. Il en est de même pour la crise post-électorale de 2010, oui, l’une des plus grandes crises survenue en Côte d’Ivoire.  Je me rappelle encore pendant la crise post-électorale, lorsque les tirs cessaient, on voyait des ivoiriens sortirent de leur cagibi pour danser, boire et s’amuser…. Ah les ivoiriens !

Certes, on assisté et déploré plusieurs dégâts inédits. Mais quelques mois plus tard, le pays s’est relevé avec ses habitants comme si de rien n’était. Alors qu’on croyait que tout était fini… !    Et qu’il fallait des années et des années pour que le pays reprenne la marche du développement.

Il est vrai que tout n’est pas comme il faut et que beaucoup, eh oui beaucoup reste encore à faire  sur plusieurs plans : réconciliation, justice, économie, politique…   Mais les ivoiriens d’obédiences diverses ont et continuent cette belle marche du pays du premier président-fondateur feu Felix Houphouet Boigny.   

Hier encore, après l’attaque de Bassam, les ivoiriens ont fait montre de leur maturité et leur solidarité quel que soit les bords politiques pour dire non à tout ce qui freinera la marche du pays.          

Les ivoiriens n’ont pas même pas peur. Oui, ils n’ont « même pas peur », même du terrorisme, même du djihadisme… Au lendemain de l’attaque de Bassam, chaque ivoirien, malgré les nombreuses victimes enregistrées a retrouvé le chemin qui pour le travail, qui pour l’école, bref pour vaquer librement à ses occupations. 

Même pas peur attaque bassam - Boris Odilon

Et sur les réseaux sociaux que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram…, les ivoiriens affirment et réaffirment à travers les hastags #Attaquebassam #Grandbassam #Ivoiriendebout #Jesuisivoirien…, qu’ils n’ont « même pas peur » de ce qui se passe et ce qui passera

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Comme dirait l’autre, les ivoiriens ont la  » tchat ». Et c’est justement ce qui fait le charme de ce peuple spécial qui n’a peur de rien. Toutes mes condoléances à ces personnes tombées ce 13 mars ou dimanche noir…!


Appelez-moi benguiste pas magellan

J’ai fait une remarque ces derniers jours. Certains de mes amis au pays ne m’appellent plus benguiste. Mais ils ont décidé de me « collé » un autre nom : magellan. Magellan, parce que, selon eux, je me promène un peu trop dans le pays d’Hollande et dans l’espace Schengen.

Pourtant, Constant, mon meilleur ami du pays a presque fait toutes les villes de Côte d’Ivoire. Mais on ne l’a jamais surnommé « magellan ». Ils peuvent m’appeler « benguiste », je suis d’accord. Peut-être, parce que je vis à l’extérieur de mon pays et particulièrement en Europe.

 Explorer le monde, le challenge de Fernand Magellan

Explorer le monde, le challenge de Fernand Magellan. Crédit Libre Photo : Pixabay. com

Pourquoi m’appeler magellan au lieu de benguiste ?

Mais qu’on m’appelle « magellan » maintenant, j’ai du mal à comprendre. Que signifie même ce terme ? Cela vient de l’expérience d’un grand navigateur et explorateur appelé Fernand de Mangellan. Lorsqu’on remonte dans l’histoire, on verra bien que ce portugais très connu et reconnu a effectué un grand voyage autour du monde.

Aujourd’hui, être magellan donc, signifie bouger, voyager beaucoup, se déplacer de villes en villes, de régions en régions… Si on est d’accord sur cette conception, alors, je dirai que nous tous, nous sommes magellans. N’est-ce pas ?

Je le dis parce que le mois dernier, lorsque j’échangeais avec Constant, il m’a informé qu’il allait à Abengourou. Après cela, il ferait escale à Yamoussoukro. Or, je sais bien qu’il fera un tour dans son village à Kouassi-datèkro. Je vous épargne ses autres et nombreuses tournées à l’intérieur du pays.

La semaine dernière encore, il m’a dit mon frère, je suis venu voir ma tante à Divo. Je serai très bientôt sur Abidjan. Entre moi et mon ami, qui est magellan ? Hein ? Répondez ! A cause du simple fait que j’ai été à Troyes ou résidait ma sœur. Maintenant qu’elle habite Paris, j’y vais de temps à autres pour la voir et voir d’autres parents.

En Espagne, j’y étais pour les vacances dernières, mon cher ami ivoirien Eric m’avait invité et je n’ai pas refusé. D’autant plus cela faisait deux ans qu’on ne s’était pas revu.

Montpellier et Perpignan, sont devenues mes destinations favorites, parce que depuis deux ans maintenant, je m’y rends pour les fêtes de fin d’année en compagnie de Vanessa et Corinne, mes amies ivoiriennes.

En Italie, c’était à l’occasion d’un pèlerinage pour voir le saint suaire du Christ. En Suisse, moi et mon ami Wilfried, nous y étions dans le cadre d’une formation pendant quelques jours.

L'un de mes séjours à Nice via la ville d'Antibes
L’un de mes séjours à Nice via la ville d’Antibes. Crédit : Benjamin Yobouet

A Dakar, comme vous le savez, c’était également dans le cadre de la formation Mondoblog RFI. A Nice, c’était pour rendre visite à mon autre et cher ami Mansour. Marseille, parce que c’est là maintenant que se déroule mon stage….

Le terme « magellan » n’est pas l’apanage du benguiste

Qui n’a jamais voyagé ? Qui ne rend pas visite à ses amis (es) ? Qui ne se promène pas un peu aussi ? De quartiers en quartiers, de villes en villes, de pays en pays ? Il n’y a pas que les benguistes qui voyagent alors ?

Les magellans sont-ils uniquement ceux qui sortent du pays ? Même en voyageant beaucoup comme Constant à l’intérieur du pays (ce qui est d’ailleurs bien), on peut être magellan.

En effet, je préfère connaître quelques villes de mon pays que connaître très peu les villes et régions de mon pays. N’attendons-nous pas souvent qu’on vienne nous parler ou faire découvrir notre propre pays à travers des documentaires ou une tierce personne ?

Cela me fait rappeler ce marin français et nonagénaire, un dimanche à la sortie de l’église. Lorsque je lui ai dit que j’étais ivoirien, il a commencé à me décrire les villes et quartiers, me raconter l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Je vous assure qu’il y avait des villes que je n’avais jamais visitées ; mais lui, il les maîtrisait parfaitement. Cela m’a permis de réaliser combien de fois mon pays jouit d’une grande richesse et une diversité remarquable.

C’est le cas pour la Guinée, le Burkina, le Togo, le Nigeria, le Sénégal, le Cameroun, la Mauritanie, le Maroc…. On le sait, il est bon de voyager. Voyager, c’est ouvrir son esprit. Voyager, c’est se cultiver. Voyager, c’est découvrir davantage.

Voyager, c’est casser des barrières, briser certains préjugés. Lorsque je retournerai au pays, je m’attèlerai à visiter plusieurs villes dans la Côte d’Ivoire profonde… Et pourquoi pas d’autres pays de la sous-région ?

appelez-moi benguiste pas magellan-
Nous sommes tous magellan, benguiste ou pas. Crédit Photo : Pixabay.com

C’est, en aucun cas un luxe ou un moyen pour montrer qu’on a assez d’argent ou le « m’as-tu-vu ». Non ! Tu peux t’offrir un voyage, un week-end ou une semaine pour visiter un lieu inconnu… Pas besoin de millions !

C’est pourquoi, récemment, j’ai dit à mon ami avec qui j’échangeais de m’appeler benguiste, mais pas Magellan. Car les magellans, les vrais ou les faux, c’est selon, on les connaît tous. Ce sont nos dirigeants politiques qui organisent toujours de ces missions ou de ces voyages pompeux au nom du contribuable. Suivez mon regard… ! Voyager à travers le monde, c’est bien. Mais connaître l’Afrique et son pays d’abord.


Coup de plume: Dame écriture, enivre moi

Il y a quelques années, je revenais du marché. Maman m’a envoyé chercher de la tomate. Elle avait oublié d’en acheter. En fait, elle oubliait souvent un petit quelque chose. Je ne sais pas comment ni pourquoi mais c’était comme cela.

C’était soit le charbon, soit l’huile, soit l’oignon. Bref, ce sont les histoires de femmes. Et le marché en question se trouvait à l’autre bout de la ville. Imaginez ma mine, lorsque maman me disait de m’y rendre.

Coup de cœur pour la poterie…

 Ce jour-là, alors que je revenais du marché, j’ai été captivé et séduit par les potières. Oui, les potières qui se tenaient à l’angle et passaient presque inaperçues.

Et sans m’en rendre compte, je suis resté là, des minutes et des minutes à les admirer. Les admirer à manier avec passion, art et dextérité l’argile avec leurs mains agiles. Et peu à peu, on pouvait contempler les formes, les couleurs, les traits…

L’écriture, c’est aussi comme l’art, la poterie

 Pourquoi parler de poterie? Alors que le sujet de ce mois du TBC (The Blog Contest) est clair :  » écrire pour plaire, écrire pour s’exprimer, la parole qui s’ancre. »

Laissez –moi donc vous dire que c’est pratiquement la même chose, lorsqu’il s’agit d’écriture. L’écriture est un art au même titre que la poterie. Mais pas que !

L’écriture me fait penser également au cordonnier dans nos villes qui fabriquent de belles chaussures et sandales. Ces menuisiers qui nous font de beaux meubles. Ces tisserands qui nous éblouissent avec leurs beaux tissus. La liste n’est pas exhaustive.

L’écriture touche et séduit les lecteurs

 L’écriture, c’est aussi cela, le fait d’associer des lettres pour en faire ressortir quelque chose de potable, qui finalement touche, séduit et parle aux lecteurs.

Pourtant, on imagine très peu souvent le travail qui se fait à l’ombre avant de livrer un texte. Combien de brouillons ai-je compilés ? Je n’ai pas le temps de compter. Combien d’idées ai-je eu puis rejetées aussitôt ? Je ne sais plus.

Écrire, c’est tourner la plume sept fois

 Combien de feuilles ai-je froissées ou déchirées ? Combien de phrases, de lignes, de verbes ai-je barrés ? Combien de fois ai-je relu mon papier et l’ai fait relire par une tierce personne avant de cliquer sur « publier » ?

Combien de questions me suis-je posées devant ma page vierge ou l’écran de mon ordinateur ? Le style à adopter ? La forme, l’expression, le genre idéal ? Chronique ? Récit ? Poésie ? Comment vais-je attaquer ou chuter ?

Même certains grands écrivains tombent en panne d'écriture

Même certains grands écrivains tombent en panne d’écriture. Crédit Libre: Pixabay.com

Combien de fois me suis-je retrouvé seul devant une page vierge ? Ce sentiment étrange qui me saisit. Panne d’inspiration ? Paresse ? Occupations ? Préoccupations ? C’est vraisemblablement un peu de tout ça.

Et c’est à ce moment précis que je m’invente ou je m’imagine des arguments. Je n’ai pas d’idée…je ne suis pas inspiré… Je n’ai pas la plume… Je n’ai pas le temps… Pourtant, je sais bien que tout ça ne tient pas la route.

Quand le souci de plaire, de toucher, prend le dessus

 Et après, quelques minutes de concentration, j’arrive enfin. Mais après, je me pose encore ces questions : est-ce que ça plaira à Jacques, à Odette ? Ai-je bien retranscris ce que je voulais exprimer ?

En fait, on a le souci de plaire, de toucher, de séduire, de bien transmettre, de se libérer, de dénoncer, de tout donner à travers notre écriture. Ne dit-on pas que les paroles s’envolent, mais les écrits restent ?

Écrire, c’est faire pleurer sans tendre un mouchoir

 Comme le disent certains écrivains et hommes publics, « écrire c’est une respiration » (Julien Green). « Écrire, c’est mourir un peu » (Marie-Claire Blais). « Écrire, c’est vider son sac » (François Mitterrand). « Écrire, c’est s’exiler » (Linda Lê). « Écrire, c’est faire pleurer sans tendre un mouchoir » (Antonio Lobo Antunes).

L'écriture ou l'art de toucher, de plaire
L’écriture ou l’art de toucher, de plaire. Crédit Libre : Pixabay.com

Un poème à Dame « écriture »

Pour finir, je voudrais avec votre permission bien sûr, écrire et offrir ce poème ci-dessous à cette personne grande et spéciale à qui l’humanité doit beaucoup. Tout simplement, parce qu’au début était le verbe et le verbe s’est fait chair.

Berceau du langage humain.

Combien de fois ton nectar éblouit, évade, libère des émotions enfouies, refoulées ?

Pilule des cœurs assoiffés de connaissance.

Pilote du voyage des émotions et sensations.

Molière, Aime Césaire et bien d’autres sont restés hypnotisés par ta beauté.

Les paroles se bousculent dans la bouche mais s’évaporent dans l’air sans écrit.

Reine mère tu resteras le temple du savoir.

Je m’inclinerai devant toi pour m’abreuver à ta source.

Dame écriture, je te salut!

Vous avez envie d’être touché ou séduit par d’autres plumes ? Faites un tour chez :


Benguiste : « et mon Blanc, et ma Blanche alors ? »

Maria Flore, ma voisine, a récemment reçu plus de 30 demandes de mariage en l’espace d’une semaine. Eh oui, 30 ! Pas parce qu’elle est extrêmement belle, mais tout simplement parce qu’elle réside en Europe.

Les demandes de mariages proviennent d’amis Facebook du benguiste

La plupart de ces demandes proviennent de ses amis Facebook vivant en Afrique. Certains avaient commencé à lui parler d’aide financière ou d’appui pour le Visa. D’autres, par contre, lui proposaient de l’épouser sans même l’avoir vue.

Alors, l’autre jour, j’ai demandé à un ami au pays, entré en contact avec Maria, pourquoi une telle démarche ?

« Où est le problème ? Ils ont créé les réseaux sociaux pour se faire des relations. Alors pourquoi devrais-je demander ton opinion avant d’envoyer une demande à une de tes connaissances ? Elle est libre d’accepter comme de refuser mon invitation ». Voici la réponse qu’il m’a lancée au visage.

Etre benguiste, n’est-ce pas aussi répondre aux questions de ses amis au pays ?

A vrai dire, sa réponse m’a fait un peu sourire – peut-être parce que je suis benguiste. Franchement, je vous le dis, depuis mon arrivée en France, qu’est-ce que je n’ai pas entendu, vu ou vécu ? La preuve, je reçois régulièrement des questions de toutes sortes en message privé sur les réseaux sociaux ! Et sincèrement, c’est toujours avec plaisir que je réponds.

Mais, en réalité,  ai-je le choix ? Si je ne réponds pas, ce sont les mêmes qui viendront dire que « Benjamin le benguiste là, il a évolué hein. Il ne nous répond plus depuis qu’il est parti en France. Il a « percé* » deh ! » Et patati et patata… Mais parmi ces questions-là, je ne vous raconte pas : il y en a de toutes les couleurs ! Tenez, jetez un oeil par vous-même :

  • On dit quoi benguiste, il fait quelle heure chez toi ? Il y a combien d’heures entre nous ?
  • Il neige là-bas ? Combien coûtent les mèches naturelles benguiste ? (ça c’est surtout les filles)

Les téléphones portables, tablettes et ordinateurs sont chers ? C’est quoi la marque de ton smartphone benguiste ? Benguiste, tu reviens quand ?

Ça, ce n’est pas très grave ! Ce sont questions de curiosité plutôt tolérables n’est-ce pas ? Mais,  il y a une question qui ne manque jamais.

La question commence sous un air de plaisanterie et se transforme en un harcèlement

  • « Benguiste, et mon Blanc, et ma Blanche » ? « Je dis oh tu n’as pas encore trouvé ma blanche là mon benguiste ? »
  • Tu attends quoi même depuis benguiste ? Peu importe son âge, sa fonction, débrouille-toi et trouve-moi ma Blanche ».

A des questions comme ça, on peut répondre avec un sourire. Et j’imagine que vous souriez aussi. Pourtant, je sais bien que cet ami entretient déjà une relation. Il est même marié et père de deux enfants. Lorsque j’ai attiré son attention sur ce fait, il m’a répondu ceci : « ça ne fait rien ».

benguiste: relations à distance
Une relation à distance est similaire aux maths : elle se mesure… Crédit: pixabay.com

Je lui ai demandé « et ta femme » ? « Cherche seulement, on verra », m’a-t-il répondu. L’ironie, dans tout ça, c’est qu’il m’a même envoyé sa plus belle photo en message privé en ajoutant ceci : « montre cette photo à une Blanche là-bas, tu verras. Elle va tomber sous mon charme ». Ce jour-là, j’ai tellement rigolé que j’en ai pleuré 🙂 🙂

Etablir une relation amoureuse entre deux personnes résidant dans des continents différents

Non, soyons un peu réaliste ! Comment veut-il que je lui trouve rapidement une Blanche étant à des milliers de kilomètres ? Comment ? Dois-je me promener dans la rue, interpeller une fille européenne ?

benguiste, trouve-moi une blanche
« Benguiste, trouve-moi une Blanche » : la demande qui revient beaucoup. Crédit Libre Photo CC search

Et lui dire du genre : « Bonjour Mademoiselle, excusez-moi, j’ai un ami en Afrique là, il souhaite vivement avoir des relations amoureuses avec vous, ça vous dit » ? Hein ? Dites-moi, parce que je ne sais pas quoi dire. Qu’il vienne lui-même me dire ce que je dois faire. Et ce n’est pas Dedi Gotta, benguiste lui aussi qui dira le contraire. Regardez sa vidéo, c’est sûr que vous allez rigoler 🙂 !

Dedi Gotta | Facebook

L’amitié ou une relation amoureuse diffère d’un continent à un autre

Comme cet ami, il y en a plusieurs qui se trouvent dans ce même cas : filles et garçons. Ils vous écrivent souvent pour avoir la suite à leur requête sans même se soucier de votre vie en Europe, qui parfois s’avère difficile pour un benguiste.

Rassurez-vous, je ne suis pas le seul benguiste à recevoir ce type de questions. Le mois dernier d’ailleurs, j’en parlais avec plusieurs amis africains benguistes. Dans tous les cas, moi, je proposerais un « CV amoureux », lorsqu’un(e) de mes ami(e)s en Europe me demandera. Alors, là, je vous contacterai sans soucis 🙂

L'amitié ou les relations diffèrent d'un continent à un autre
L’amitié ou les relations diffèrent d’un continent à un autre. Crédit Libre Photo CC search

En y repensant, je me dis que cela ne serait pas une mauvaise idée, au vu de la forte demande, si je montais une agence matrimoniale mixte ! N’est-ce pas ? Et puisque c’est bientôt la fête des amoureux, je vous souhaite une joyeuse fête de la Saint Valentin en mode benguiste 🙂 !


Réseaux sociaux : faites le bon choix

Cela fait deux semaines. Deux semaines que Kady, la star du quartier, est à la recherche du petit Narcisse, l’informaticien. La semaine dernière, il était en « compo » donc indisponible. Hier encore, c’était lui qui dormait – à 22h déjà pensait-elle ?

Aujourd’hui, on lui apprend qu’il est sorti. Mais Kady est plus que jamais motivée à l’attendre. Même si c’est à 3 heures du matin. Quand on lui demande pourquoi elle désire le voir à tout prix, elle répond sans hésiter : « C’est pour renseigner les informations de mon compte Facebook ! ».

A l’instar de Kady, les passionnés -que dis-je, les accros des réseaux sociaux sont nombreux. Pour certains, la passion se résume à publier leurs photos ou un statut à chaque secondes et minutes qui passent. Pour d’autres, la passion consiste à commenter obligatoirement toutes les publications. Il faut « liker » partout,  que ça plaise ou non.

Et si vous prêtez attention, vous remarquerez qu’ils passent des nuits blanches sur les réseaux sociaux, comme s’ils étaient des outils de veille.  Connectez vous à n’importe quelle heure, ils seront toujours présents sur Facebook, Twitter, Instagram, Snachapt, Pinterest ou LinkedIn. Ce sont les premiers à vous saluer et les derniers à vous souhaiter une bonne nuit.

Facebook, l'un des réseaux sociaux les plus populaires
Facebook, l’un des réseaux sociaux les plus populaires. Crédit Libre Photo: Pixabay.com

Aujourd’hui, les données ont changé. Le monde technologique évolue, et les utilisateurs avec. Les réseaux sociaux ne sont plus ces espaces où l’on vient uniquement exposer sa vie privée ou raconter son quotidien. Non ! A votre avis, croyez-vous que les gens sont intéressés par ce que vous faites au quotidien ? Les publications du genre :

« Coucou, au menu ce midi chez moi, c’est de l’attiéké, poisson grillé… »

« Salut, moi et mon amour, nous vous souhaitons une bonne journée »

«  Hi, les amis, que pensez-vous de ma nouvelle coiffure et de ma nouvelle tenue, chic non » ?

Franchement croyez-vous que ces publications sur les réseaux sociaux soient utiles ?

En quoi votre « n’dolê » ou votre nouvelle coupe de cheveu devrait intéresser les autres, ou représenter quelque chose d’important pour les autres ? Dites-nous, parce que j’ai quelque fois du mal à comprendre.

Pourquoi tout ce tapage « social média », ce bruit, ces «tralala» ? Ne croyez-vous pas en abuser souvent ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Ah oui, vous me direz que c’est du « buzz ».

Vous me faites rire.  Plein de « likes » ou « j’aime », c’est ça ? Si on devait économiser ou comptabiliser les « j’aime », c’est clair, vous seriez riche ou une star. Malheureusement pour vous, tout ça, n’est que virtuel ; eh oui VIRTUEL ! Alors, revenez à la réalité.

La réalité, c’est que malgré vos 4 000 amis et vos nombreux abonnés sur les réseaux sociaux, vous n’avez toujours pas d’emploi ou de situation stable. Ne pensez-vous pas que ce serait idéal de profiter justement des réseaux sociaux à bon escient ?

Récemment, un ami m’a demandé ceci : « Mais, Benjamin, pourquoi postes-tu ta recherche de stage sur ton profil Twitter ». Je lui ai répondu : « Cher ami, veux-tu que je poste ma demande de stage ? Hein ? ».  Quelques jours plus tard, j’ai reçu des appels et  obtenu des entretiens. Sincèrement, je crois que les réseaux sociaux peuvent être très utiles en ce sens.

En effet, aujourd’hui,  plusieurs personnes ont compris l’utilité des réseaux sociaux. Elles ne s’attardent plus sur des futilités, mais plutôt sur les avantages. Par conséquent, plusieurs trouvent de l’emploi, des stages, du business, des « gombos », des contrats grâce aux réseaux sociaux. D’autres exercent même leur activité sur et grâce aux réseaux sociaux.

Cela leur permet, soit de gagner leur vie, soit de tirer profit des avantages qui leurs sont offerts (voyages, conférences, séminaires…). Cyprien, l’un des français les plus influents de YouTube vous connaissez ? Savez-vous combien il gagne grâce à ses vidéos sur son compte ?  Entre 26 000 et 29 000 euros net par mois. Eh oui !

https://www.youtube.com/watch?v=k1VgKsUp7FA

Donc, je reviens pour vous dire de bien continuer à raconter votre vie sur les réseaux sociaux. Pendant que d’autres choisissent de gagner leur vie grâce à ces mêmes canaux.  Mais comme on le dit, de toutes façons,  la vie est un choix.  Kady, elle, a opéré le sien.

Pour l’heure, moi et mes amis bloggeurs, avons choisi d’utiliser les réseaux sociaux, plus particulièrement  pour partager nos billets, nos articles, nos opinons et bien d’autres choses. Des choses utiles !

PS: Je vous invite justement à retrouver et à lire  les articles d’autres challengers du #TBC sur le thème de ce mois: « Utilisation utile et limites des réseaux sociaux au quotidien ».