Benjamin Yobouet

Ce qu’il faut savoir avant son retour au bercail

Le retour d’un « benguiste » ressemble à un homme qui part à la chasse. Celui-ci ayant obligation de ramener du gibier à la petite famille (femme, enfants,). Un jour dans une causerie, j’ai demandé à un ami en France à quand ton retour au pays pour voir la famille ? Il est resté silencieux et pensif pendant un long moment. Comme si je  venais de lui annoncer une mauvaise nouvelle. Puis, reprenant ses esprits, sûrement, il m’a répondu avec un air sérieux et sur un ton sec : « Je ne suis pas encore prêt ! »

ce qu'il faut savoir avant de retourner au pays
L’aéroport international d’Abidjan. Crédit: Abidjan.net

Retourner au pays n’est pas une chose aisée

Sa réponse, telle une flèche a suscité en moi maintes interrogations : « Tu n’es pas encore prêt ? Comment ça ? Je ne comprends pas ? Il te suffit de réserver et d’acheter un billet, tu travailles, cela fait au moins cinq ans que tu n’as pas vu ta famille !  Elle ne te manque pas ? »

– « Bien sûr, elle me manque énormément, mais penses-tu que retourner au pays est une chose aisée ? Ce n’est pas une mince affaire ! S’il suffisait de réserver et acheter un billet comme tu le dis si bien, je le ferais même chaque année. Mais ce n’est pas le cas ». J’étais sidéré et impatient d’avoir des explications parce que là, je n’y comprenais rien.

– « Tu sais, commença-t-il, chez nous en Afrique (je ne t’apprends rien), lorsque tu viens de l’étranger, il ne faut pas rentrer les mains vides. Tu dois les avoir bien chargées de cadeaux. C’est écrit nulle part, mais c’est comme cela si tu veux être bien accueilli et bien vu par les tiens. Tout le monde attend ton retour. Tout le monde a les yeux sur toi. Tout le monde ne jure que par toi (comme si tu venais tout droit du ciel ou du paradis). Tu as donc intérêt à ne pas décevoir tes proches. »

La « grande » famille et les connaissances t’attendent

– « Pour ce faire, tu dois satisfaire tout le monde ou enfin la majorité. Et Dieu seul sait combien comptent les membres d’une « bonne » et « grande »  famille en Afrique. Ce n’est pas la petite famille (père, mère, frères et sœurs ou enfants). Non ! Je dis bien la « grande » famille et certaines connaissances qui sont parfois très exigeantes. Au contraire ta « petite » famille te comprendra. Mais la grande famille et les connaissances ? Alors là pas question ! Le neveu du cousin de ta tante t’accueillera bras ouverts ».

– « Ah mon fils, bonne arrivée ou «  Akwaba ». Mais  dis-moi, il paraît que chez les Blancs là-bas il y a du « bon » vin, du « bon » Whisky. J’espère que tu nous as apporté une petite bouteille… Le petit-frère du beau-fils de ton oncle te dira, en te faisant des accolades, « on dit quoi mon frère, dis-moi, il paraît que chez les Blancs là-bas, il y a du « bon » parfum qui sent « bon » et qui peut durer plus d’une semaine sur soi. J’espère que tu as pensé à nous… Le cadet de la sœur du gendre de ta belle-sœur te sautera dessus en disant : « Tonton, il paraît que chez les Blancs là-bas, il y a beaucoup de PS (Play Station) et que la dernière version est déjà sortie. J’espère que tu as en acheté une pour moi… ».

– «Et patati et patata ! »

Bonjour les grandes et longues tournées, tel le Père Noël

– « Gare à toi, si tu n’as pas ramené tous ces objets ou cadeaux demandés. Ils ne sont jamais allés en Europe, mais ils connaissent tout ce qui s’y trouve mieux que toi. Ah oui ! Et le lendemain de ton arrivée, bonjour les tournées à travers la grande famille, les amis, les connaissances… Tu recevras alors des invitations qui pleuvront de partout. Bien sûr, tu devras les honorer, honorer les plats qui t’y attendent (c’est là un peu l’avantage). Mais attention, tu ne dois surtout pas oublier les cadeaux mon cher « benguiste ». Telle est la réalité qui se cache et qui plane sur le retour du grand retour de l’enfant digne au pays natal. »

ce qu'il faut savoir avant de retourner au pays
Affiche du nouveau film « Le fils de Yaoundé », sorti le 8 avril 2015 au Cameroun. Crédit: culturebne.com

Est tu prêt pour retourner au pays ?…

Face à la longue mais réelle argumentation de mon ami, j’avais compris malheureusement qu’il n’avait pas tort : du tout ! Alors, sans que je n’ai eu le temps de digérer cette réalité qu’il venait de dépeindre, mon ami me retourna la question de départ : « Et  toi quand retourneras tu au pays » ? D’une voix douce et empreinte de déception, je répondis : «  Je ne suis pas ENCORE prêt » !


Pourquoi vendre une bourse d’étude ?

Je ne vais pas passer par quatre chemins. Très sincèrement,  je me demande pourquoi ? Pourquoi vendre une bourse d’étude ? Une question qui me hante depuis un bon moment. Vous vous posez sûrement la même question que moi. Peut-être bien avez-vous la réponse. Si c’est le cas, s’il vous plaît, aidez-moi à comprendre alors. Venez m’expliquer le « pourquoi » de ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur. Peut-être que c’est l’évolution des choses qui m’échappe. C’est vraisemblable ! Peut-être que je ne comprends pas « français ». C’est probable ! Peut-être que je ne sais pas ce que signifie « bourse d’étude ». C’est possible !

Les bourses d'études pour l'étranger attisent beaucoup.
Les bourses d’études pour l’étranger attisent beaucoup. Crédit: excelafrica.com

Les différentes définitions d’une bourse d’étude…

Mais ce que je sais que c’est que selon Wikipédia : « une bourse d’étude est une attribution d’argent à un étudiant en vue de lui permettre de poursuivre ses études et d’obtenir une meilleure éducation » Et d’ajouter ceci : « les bourses d’étude sont généralement accordées sous conditions de ressources ou de mérite ». Vous me diriez peut-être que c’est Wikipédia (un site très peu crédible, je vous le concède). Alors, que nous dit le site officiel de l’administration française (Service Public) ? Il écrit noir sur blanc, une bourse « est accordée à l’étudiant qui a des difficultés matérielles pour poursuivre des études supérieures ». Voulez-vous encore une autre définition? Pas de souci, c’est gratuit (je vous en prie) ! Le site etudiants.ch est encore plus strict dans sa définition : « une bourse correspond à un certain montant versé à titre d’aide aux études et qui ne nécessite pas d’être remboursé ».

Acquisition d’une bourse d’étude =  mérite ou manque de moyens financiers…

Les définitions, il y en a des dizaines voire des centaines par-ci, par-là. Voilà qui est clair sur la compréhension d’une bourse d’étude. Alors question, je vous la repose (encore) : Pourquoi vendre une bourse d’étude ? Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt de vendre des bourses d’études, des prises en charge censées être gratuites. Une bourse ou une prise en charge d’étude s’acquiert à partir de deux (2) conditions principales : le mérite ou le manque de moyens financiers.

Difficile d’acquérir une bourse d’étude en Afrique …

Les bourses d’études, il faut le dire, sont une denrée rare et même très rare en Afrique. Pour les acquérir, comme on le dit, il faut se réveiller de bonne heure, braver toutes sortes d’étapes sans jamais être certain de les obtenir.  C’est peut-être pour cette raison que des personnes cupides et malhonnêtes se plaisent à vendre ces bourses qu’elles reçoivent elle-même gratuitement. Ce sont des personnes qui travaillent ou qui ont des entrées (relations) dans des ministères, institutions, ONG… où proviennent  généralement ces bourses.

Bourse d’étude, un moyen de commerce et de corruption…

Oui, c’est un bon marché et un excellent moyen pour escroquer, gruger des parents, élèves ou étudiants qui deviennent des victimes. Bonjour corruption, fraude… Comment peut-on vendre ces bourses à des élèves, étudiants qui ne possèdent pas suffisamment de moyen financiers mais qui aspirent à un avenir meilleur. Comment peut-on vendre des bourses parfois à des étudiants/élèves qui parfois sont très brillants, qui ne demandent qu’à être encouragés.  Mais comme ceux-ci désirent tellement étudier à l’étranger, ils succombent à la tentation.

Quand ces bourses d’étude sont vendues aux yeux et aux sus de tous…

Et cela se passe aux yeux et aux sus de tous comme si cela est tout à fait normal.  Normal oui, parce qu’à Abidjan, par exemple, les annonces concernant les bourses  ou prise en charge d’études sont affichées au grand public dans des espaces stratégiques : rues, arrêts de bus, marchés etc. On peut lire par exemple « Bourses d’études disponibles pour l’Inde : 2 millions 500 milles F CFA toutes filières prend en compte les études et l’hébergement pendant 3ans. Contactez XXX… » Ou ceci «  Prise en charge 100%  disponibles toutes filières et toutes écoles. Infoline : YYYY… ».

Acheter une bourse c’est appliquer le proverbe « Qui ne risque rien n’a jamais rien »…

Les mesures n’en parlons pas parce s’il vous plaît parce qu’il y en a pas. Le gouvernement a assez de problèmes à régler pour en rajouter. A vrai dire, celui ou celle qui va acheter ces bourses d’étude est lui-même responsable de ses actes et tout ce qui arrivera. Si ça marche tant mieux, dans le cas contraire tant pis ! On pourrait appeler ça ironiquement « gagné – gagné ; perdu perdu » comme au marché d’Adjamé (commune commerciale d’Abidjan).

A qui la faute ? À ceux et celles qui vendent ou qui achètent ces bourses ou prises en charges d’études ? Dans tous les cas, tout le monde est responsable dans cette affaire !

 


Poisson d’avril: carton rouge aux fausses alertes

Quelques jours seulement et le mois de Mars mourra. Avril lui succédera brillamment avec son cortège de surprises. Parmi lesquelles figure, le fameux « Poisson d’Avril ». C’est la tradition, on y peut rien.  Partout dans le monde, on se fera des blagues, des délires, des plaisanteries. Même si tout est permis en ce premier jour de mois, tout n’est pas utile. N’est-ce pas ? En témoigne, des fausses alertes qui malheureusement gâchent « tout ».

Une fausse alerte aux pompiers
Une campagne contre les fausses alertes aux pompiers. Crédit: 20minutes.fr

On ne rigole pas peu  ?

Certains, dans une extase incommensurable, iront jusqu’à « s’attaquer » à des entreprises publiques. Ils appelleront  par exemple la direction d’une compagnie d’eau ou d’électricité afin que celle-ci vienne réparer un compteur qui en réalité, est en très bonne état. Quel toupet ! La direction mobilisera et véhicule, et personnel, et carburant pour RIEN ! C’est poisson d’avril.

D’autres, iront plus loin en alertant les sapeurs pompiers d’un incendie qui, en réalité n’existe que dalle. Quelle folie ! Les urgences mobiliseront du carburant, du personnel sans oublier des citernes. Tout ceci pour « Zéro » !C’est poisson d’avril.

Les plus « cyniques » choisiront de s’en prendre à des personnes ; pis à des personnes du troisième âge. Ils iront tout simplement inventer un accident et pourquoi la mort d’une personne qui leurs sont proches. Quelle ironie déplacée ! C’est poisson d’avril.

Carton rouge face aux fausses alertes du Poisson d'Avril
C’est une faute pareil comme dans un match. Crédit: agent-de-joueur-foot.fr

Mais quelle leçon pouvons-nous tirer ?

Sans le savoir peut-être ou consciemment, ces personnes pensent  bien rigoler. Elles se disent qu’après tout, c’est le « poisson d’avril ». C’est juste une belle occasion annuelle pour s’amuser et susciter du suspense autour de soi. Ce n’est pas du tout à fait faux ou mauvais . Mais, il faut limiter juste les dégâts et ne pas créer de graves conséquences.

Des conséquences ? Oui, il y a en a sûrement. D’abord, les compagnies d’eau, d’électricité etc. ne réagiront plus face aux appels quand ça sera réellement vrai. Tout simplement, parce qu’elles seront fatiguées et dégoûtées des fausses alertes. Et ne venons surtout pas nous plaindre ou les traiter d’inefficaces comme c’est le cas chez nous en Afrique. De toute façon, c’est nous qui les auront rendu ainsi.

Ensuite et enfin, ayons du respect pour nos proches et les personnes âgées. Surtout, quand on sait que certaines fausses et mauvaises nouvelles peuvent créer chez eux de fortes émotions. Des émotions qui vont de l’évanouissement aux troubles cardiaques ou asthmatiques voire pire. Je pense bien que cela n’est aucunement votre souhait.

Sur ce, bon mois d’Avril à toutes et à tous !

 


Toulon : plus de 50 mets exposés par des étudiants étrangers

Pour cette édition, ce sont des étudiants issus d’une vingtaine de pays qui ont pris part à cette journée. Journée culinaire mais aussi journée de diversité culturelle organisée par l’Université de Toulon.

Les étudiants de l'Université de Toulon ne sont pas fait priés
Les étudiants de l’Université de Toulon ne sont pas fait priés

 

Il est 12 heures passé de 30 minutes ce mardi 24 mars 2015. Lorsque je fais mon entrée, c’est un campus paré de ses plus beaux atours, noir de monde, à l’allure d’ambiance et de fête, qui m’accueille. Une dizaine de pas de plus et j’aperçois des drapeaux multicolores flottés de tous les côtés. De gauche à droite, l’on peut lire et noter les pays suivants: Guinée Conakry, Comores, Maroc, Côte d’Ivoire, Japon, Espagne, Mali, Djibouti, USA, Mexique, Algérie, Ukraine, Royaume Uni, Brésil, Italie, République de Polynésie, Thaïlande, bien sûr la France et bien d’autres….

Un peu plus loin, plusieurs stands sont installés pour la circonstance. On y découvre des mets aux menus et aux saveurs différentes selon les pays. J’ai toute suite l’appétit, l’eau à la bouche. Mon estomac est aux talons. Mes papilles gustatives s’éveillent. Ça donne envie. Oui, il y a à boire et à manger. Comme moi, des étudiants, et même certains membres de l’administration invités se bousculent pour découvrir et goûter à tout.

Des étudiants heureux d'être servis parmi les premiers
Des étudiants heureux d’être servis parmi les premiers

Trêve de bavardage, je vous laisse un peu découvrir de vous-même à travers ces photos (même si ce n’est que virtuellement). A nous le goût, à vous l’odeur…

Les représentants de la Guinée Conakry devant leurs stand
Les représentants de la Guinée Conakry devant leurs stand
Les représentants de l'Italie devant leurs stand
Les représentants de l’Italie devant leurs stand
Les représentants des USA devant leurs stand
Les représentants des USA devant leurs stand
Les représentants du Comores devant leurs stand
Les représentants du Comores devant leurs stand

 

 

 

 

 

 

Des étudiants musiciens en plein mini concert
Des étudiants musiciens en plein mini concert
Un ami et moi (Côte d'Ivoire) et des autres étudiants étrangers ( Tunisie, Allemagne, Algérie, Maroc)
Un « Selfie »: Un ami, moi (Côte d’Ivoire) et des autres étudiants étrangers ( Tunisie, Allemagne, Algérie, Maroc)

Pendant que certains dégustent, d’autres immortalisent  les plats (comme moi) ou se font des « selfies », une musique est distillée. De l’autre côté, il y a un mini concert comme pour donner plus de « piment » et de goût à ce moment spécial.

Ce déjeuner ou « buffet international », il faut le savoir, s’inscrit dans le cadre de la 4ème édition du « printemps de l’université » de Toulon . Belle initiative du service de la Vie Etudiante et celui des Relations Internationales n’est-ce pas ? Rassurez-vous, il y a pas eu de « Sachets noirs ou d’emportés ». Même si certains bouffeurs africains étaient présents !


Les sachets noirs ou «emportés»

Lorsqu’un invité ne rentre pas chez lui avec au moins un sachet noir rempli de nourriture, c’est que la cérémonie à laquelle, il a prit part, n’a pas réussi. Chers Mondoblogers et internautes, bienvenue dans le club des accros « des sachets noirs ou des emportés ».

C’est le moins qu’on puisse dire aujourd’hui, je ne sais pas s’il faut se réjouir ou pas. Dans tous les cas, c’est une réalité qui s’offre aux yeux et au su de tous. Ainsi pour tout invité ‘femme ou homme », le sachet noir est un fidèle ami et un réservoir utile. Je sais que certains se sentiront concernés. Si c’est le cas, je tiens à vous présenter toutes mes excuses d’ores et déjà. Dans le cas contraire, tant mieux, ça sera vraiment génial qu’on parle ensemble de cette réalité. Allez, top, c’est parti !

Cérémonie d`ouverture du Grand Buffet d`Abidjan
Cérémonie : des invités à l’affût des plats/Crédit: news.abidjan.net

Petit constat sur le phénomène…

C’est connu de tous, il ne se passe pas une seule cérémonie en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, sans apercevoir le moindre sachet noir circuler à gauche et à droite. Mariages, baptêmes, anniversaires, soutenances, dîner gala, pèlerinages, funérailles… enfin, partout où il y a de la nourriture (la bouffe) et à boire, les accros « des sachets noirs » sont bel et bien là. C’est pourquoi ils essaient toujours d’être au parfum de l’actualité festive ou gastronomique pour ne jamais rater de cérémonies. Je ne sais pas comment font-il ou « s’arrangent-ils » ? Je ne sais pas également si c’est un don ou une vocation. Je vous laisse la liberté de choisir. Les accros « des sachets noirs ou des emportés » font « tout » pour être présents quel que soit le lieu, l’heure, la date, le report, etc. Même s’il faut « prendre crédit » pour leur transport, je vous assure qu’ils le feront avec plaisir.

Quand les femmes deviennent « spécialistes » et les hommes « accros » …

Excusez-moi de vous l’avouer, mais ce sont les femmes qui sont les plus spécialistes en la matière. Pour elles, c’est plus facile et pratique, elles ont des petits sacs à main. Hop ! et le sachet noir se retrouve là-dedans. N’empêche que souvent certains hommes sont plus accros dans ce phénomène. Eux on les appelle : les « bouffeurs professionnels » comme Souké et Siriki dans la série burkinabè « Les bobodioufs ». Ils n’ont pas de sac à main, mais leurs sacs se trouvent dans le ventre. Ah sacrés bouffeurs !

Un sachet noir ou emporté utile pour une cérémonie
Un sachet noir utile pour une cérémonie/Crédit: .paperblog.fr

Reconnaître les accros des « sachets noirs ou des emportés » 

Voulez-vous savoir comment reconnaître les accros « des sachets noirs » ? Eh bien, ce n’est pas du tout compliqué. Remarquez-bien, ce sont les plus souriants, ils sourient seulement à tout le monde pendant les cérémonies. Autre chose :ils sont généralement très bien habillés ou les plus « sapés » mieux que les organisateurs eux-mêmes. S’il y a lieu de chanter, c’est leur voix qui pendra le dessus sur celle des autres. Pour le « show », ne vous inquiétez pas ! Ils peuvent servir de guignols sur la piste de danse. Ce n’est pas tout ! Les accros « des sachets noirs » sont aussi très serviables. Ils allument les bougies, coupent le gâteau, transportent la nourriture, bref tout ce que vous voulez pourvu qu’ils mangent bien…

Quand ils changent de caractère et de tactique…

Mais attention, ils ne tardent pas à se fâcher quand le service traiteur est lent. Et quand ils sont fâchés, c’est là que vous entendrez sortir de leur bouche ceci : « A cause de leur petite nourriture là, ils n’ont qu’à faire vite, on va quitter ici…  En plus, ce n’est même pas doux». Pourtant, ils ne vont jamais s’en aller avant d’avoir fait leur opération, c’est-à-dire enfiler leurs sachets noirs ou faire les emportés. Même si la nourriture n’est pas suffisantes, ils feront quelques emportés quand même. Il faut qu’on sache chez eux à la maison qu’ils ont assisté à une réception inoubliable.

Une remarque très importante : les accros « des sachets noirs » ne mangent généralement pas assez au cours des cérémonies parce qu’ils feront des emportés avec les sachets noirs, leurs amis fidèles. A un moment donné, ils deviennent tout à coup calmes, eux qui étaient si « shows ». C’est là qu’ils disparaissent discrètement, silencieusement de peur d’être vus avec leurs « sachets noirs » à la main.

Sachets noirs ou emportés entre les mains
Voici comment on tient les sachets noirs /Crédit: djazairess.com

La vraie justification « des sachets noirs »…

Pourquoi utilisent-ils les sachets noirs ? Eh bien, tout simplement parce qu’ils sont non seulement moins chers, mais surtout très discrets.

Décourageons-les et prenons tous conscience…

Savez-vous comment faire pour décourager ou lutter contre ce phénomène? Il n’y a pas mille solutions. Essayer de récupérer ou de cacher leurs « sachets noirs », vous verrez de quel bois ils se chauffent. Ils sont prêts même à se battre pour ça. Ce phénomène prend malheureusement de l’ampleur même si cela fait quelquefois rigoler.

Si tu assistes à une cérémonie sans te régaler et/ou sans retourner chez toi avec un petit sachet noir ça fait quoi ? Rien ! Non ? Alors quittons dans ça, une bonne fois pour toutes ; car cela n’honore pas notre image.

Dieu merci d’ailleurs, les autorités administratives prennent de plus en plus des mesures afin d’interdire l’utilisation des sachets plastiques. Je crois que sans le savoir, cela résoudra le problème. Sûrement ! Sachez que vous serez les premiers ennemis de la Bio … !

En attendant, je vous laisse avec vos sachets noirs : vos fidèles amis !!!